| Le
journal "les Echos" indiquent que « cités par France Inter et rue89.com,
plusieurs syndicalistes CGC affirment que des antennes régionales et départementales du
Medef utilisent les cotisations destinées à la santé des salariés pour payer leurs
locaux, leurs permanents ou des notes de frais ». Le journal cite un président de
Medef territorial, qui reconnaît qu« il y a parfois confusion des genres », un
autre notant que « ça a toujours été une source de revenus pour beaucoup de monde ».
"Les Echos" observent toutefois qu« officiellement, le Medef dément,
arguant de l'accord interprofessionnel de septembre 2000 sur la santé au travail pour
rappeler que les comptes de la médecine du travail sont certifiés et que les syndicats
siègent dans les instances ».
Le quotidien rappelle en outre qu« en mai 2001, une recommandation interne du
Medef a attiré l'attention sur «l'indépendance des organismes périphériques» que
sont la médecine du travail, la formation professionnelle ou les prud'hommes ».
Le journal cite Hugues-Arnaud Mayer, président de la commission développement des
territoires, qui déclare quant à lui : « Nous n'avons aucun moyen de savoir ce qui se
passe dans ces organismes ».
"Le Parisien" relève également que « le Medef aurait puisé des fonds à
la médecine du travail ».
Le quotidien indique que selon rue89.com, « à Issy-les-Moulineaux, le service
médical interentreprises de la banlieue sud-ouest a passé en 2001 avec le Medef
Hauts-de-Seine Sud une «convention» qui stipule que le service de médecine du travail
prend en charge «à hauteur de 75 %» les frais de secrétariat, la moitié du salaire du
secrétaire général de lorganisation patronale et la moitié des frais du
véhicule de tourisme du Medef ».
Le quotidien ajoute que « depuis 2005, cette convention «a été remplacée par un
forfait de 80 000 euros par an pour faire tourner le comité patronal au détriment de la
médecine du travail» ».
De son côté, "lHumanité" titre en Une sur « les financements
douteux du patronat ».
Le journal consacre ainsi deux pages à « larnaque du Medef », et parle de «
médecine sous tutelle ». |