ACTUALITE . NEWS
les autres thèmes d'actualité déjà traités

Sécurité Sociale

Seul un Français sur deux prêt à un nouvel effort financier pour l'assurance-maladie alors qu'un bug informatique coûte 10 millions d’euros à la Sécu
Selon un sondage Ifop, publié à l’occasion du 13ème Forum international de gestion de la santé, à Paris, « les Français ne sont plus qu'une courte majorité à être prêts à mettre encore la main à la poche pour contribuer au rééquilibrage de l'assurance-maladie ».   Selon les Français interrogés, l'aggravation des déficits et l'augmentation du coût de la santé devraient être en priorité supportés par «les industriels du médicament. Parallèlement un logiciel déficient de télétransmission, mis en place en 2001 pour remplacer le format papier des demandes de remboursement a provoqué des remboursements indus de soins en faveur de cliniques privées et au détriment de caisses d'assurance maladie pour un montant de 10 millions
Dans le quotidien "Les Echos" un sondage Ifop, publié à l’occasion du 13ème Forum international de gestion de la santé à Paris, révèle que « les Français ne sont plus qu'une courte majorité à être prêts à mettre encore la main à la poche pour contribuer au rééquilibrage de l'assurance-maladie ».

Le journal observe en effet que « seuls 51 % d'entre eux se disent «prêts à faire un nouvel effort financier pour participer à l'équilibre du système de santé», contre 49 % qui sont d'un avis contraire (dont 32 % ne sont «pas d'accord du tout») ».

Le quotidien précise que « selon les Français interrogés, l'aggravation des déficits et l'augmentation du coût de la santé devraient être en priorité supportés par «les industriels du médicament», par le biais d'une hausse des taxes et d'une baisse des prix, ainsi que par «les ménages les plus aisés», en modulant les remboursements en fonction des revenus ».

Les Echos ajoutent que « les Français ont néanmoins conscience, à 75 %, que «le déficit de la Sécurité sociale est voué à augmenter», à l'inverse de ce que leur promet le gouvernement ».

Le journal retient ainsi que « l'étude montre une inquiétude grandissante sur l'avenir du système de santé, puisque, pour 59 % des personnes interrogées, la facilité d'accès aux soins diminue et que, pour 47 %, la «qualité des soins» baisse également ».
.........


« Un bug informatique coûte 10 millions d’euros à la Sécu »

Le quotidien "Le Parisien" annonce de son côté qu’« un logiciel déficient a provoqué des remboursements indus de soins en faveur de cliniques privées et au détriment de caisses d'assurance maladie ».

Le journal relève que « le coût pour la Sécu s'élèverait à 10 millions d'euros ». Le quotidien explique que « ce cafouillage d'ampleur est la conséquence de la mise en place en 2001 d'un logiciel de télétransmission destiné à remplacer le format papier des demandes de remboursement ».

Le Parisien observe que « face à la complexité de la tâche, le logiciel dit des «caisses-pivots» s'est mis à totalement patauger... et les caisses ont remboursé deux, voire trois fois de suite des factures de soins qui leur étaient adressées par les cliniques! ».  « Et le «bazar», selon l'expression d'un employé des caisses, a duré pendant des années », ajoute le journal.

Le quotidien note qu’« aujourd'hui, Pierre Fender, directeur de la répression des fraudes de la Sécurité sociale, qui a enquêté sur le sujet, se contente d'évoquer du bout des lèvres «des erreurs réelles, qui appartiennent au passé, et qui ont depuis été résolues» ».  Le Parisien remarque que « selon Pierre Fender, «la plupart des cliniques ont maintenant accepté de rembourser» ».

Le journal précise toutefois qu’« il reste au minimum 1 million d'euros d'argent non récupéré par les caisses. Et une dizaine de cliniques, qui contestent devoir rendre ces sommes, ont porté cette affaire devant les tribunaux des affaires sociales ».

Le quotidien observe par ailleurs que « la Cour des comptes travaille en ce moment sur ce sujet. La question est de savoir si certaines cliniques privées n'ont pas réussi à passer à travers les mailles du filet, en oubliant de rembourser le trop-perçu ».
Le Parisien livre un entretien avec Bernard Tepper, président de l’Union des familles laïques, qui a saisi la Cour des comptes.  Le responsable déclare que ces sommes perçues indûment par des cliniques « ont parfois été classées dans les colonnes des bénéfices », et estime que « ce sont les assurés qui seront perdants ».

Les Echos, Le Parisien
13 novembre 2007
accueil/home
  fleche bas.GIF (517 octets)
JEU CONCOURS: GAGNEZ DE NOMBREUX LIVRES NEUFS