| Dans
le quotidien "Les Echos" un sondage Ifop, publié à loccasion du 13ème
Forum international de gestion de la santé à Paris, révèle que « les Français ne
sont plus qu'une courte majorité à être prêts à mettre encore la main à la poche
pour contribuer au rééquilibrage de l'assurance-maladie ». Le journal observe en
effet que « seuls 51 % d'entre eux se disent «prêts à faire un nouvel effort financier
pour participer à l'équilibre du système de santé», contre 49 % qui sont d'un avis
contraire (dont 32 % ne sont «pas d'accord du tout») ».
Le quotidien précise que « selon les Français interrogés, l'aggravation des
déficits et l'augmentation du coût de la santé devraient être en priorité supportés
par «les industriels du médicament», par le biais d'une hausse des taxes et d'une
baisse des prix, ainsi que par «les ménages les plus aisés», en modulant les
remboursements en fonction des revenus ».
Les Echos ajoutent que « les Français ont néanmoins conscience, à 75 %, que «le
déficit de la Sécurité sociale est voué à augmenter», à l'inverse de ce que leur
promet le gouvernement ».
Le journal retient ainsi que « l'étude montre une inquiétude grandissante sur
l'avenir du système de santé, puisque, pour 59 % des personnes interrogées, la
facilité d'accès aux soins diminue et que, pour 47 %, la «qualité des soins» baisse
également ».
.........
« Un bug informatique coûte 10 millions deuros à la
Sécu »
Le quotidien "Le Parisien" annonce de son côté qu« un logiciel
déficient a provoqué des remboursements indus de soins en faveur de cliniques privées
et au détriment de caisses d'assurance maladie ».
Le journal relève que « le coût pour la Sécu s'élèverait à 10 millions d'euros
». Le quotidien explique que « ce cafouillage d'ampleur est la conséquence de la mise
en place en 2001 d'un logiciel de télétransmission destiné à remplacer le format
papier des demandes de remboursement ».
Le Parisien observe que « face à la complexité de la tâche, le logiciel dit des
«caisses-pivots» s'est mis à totalement patauger... et les caisses ont remboursé deux,
voire trois fois de suite des factures de soins qui leur étaient adressées par les
cliniques! ». « Et le «bazar», selon l'expression d'un employé des caisses, a
duré pendant des années », ajoute le journal.
Le quotidien note qu« aujourd'hui, Pierre Fender, directeur de la répression
des fraudes de la Sécurité sociale, qui a enquêté sur le sujet, se contente d'évoquer
du bout des lèvres «des erreurs réelles, qui appartiennent au passé, et qui ont depuis
été résolues» ». Le Parisien remarque que « selon Pierre Fender, «la plupart
des cliniques ont maintenant accepté de rembourser» ».
Le journal précise toutefois qu« il reste au minimum 1 million d'euros d'argent
non récupéré par les caisses. Et une dizaine de cliniques, qui contestent devoir rendre
ces sommes, ont porté cette affaire devant les tribunaux des affaires sociales ».
Le quotidien observe par ailleurs que « la Cour des comptes travaille en ce moment sur
ce sujet. La question est de savoir si certaines cliniques privées n'ont pas réussi à
passer à travers les mailles du filet, en oubliant de rembourser le trop-perçu ».
Le Parisien livre un entretien avec Bernard Tepper, président de lUnion des
familles laïques, qui a saisi la Cour des comptes. Le responsable déclare que ces
sommes perçues indûment par des cliniques « ont parfois été classées dans les
colonnes des bénéfices », et estime que « ce sont les assurés qui seront perdants ». |