| (pour
l'explication des sigles et l'étude complète: clic ici ) Aucune
avancée ou recommandation positive ne peut émaner des gouvernements qui
continuent à retenir ou confirmer des limites d'exposition sur les MO/RF et EBF/ELF
fondées sur les critères de l'ICNIRP ou de l'IEEE (ou équivalent). Des gouvernements
qui envisagent des propositions assouplissant les normes MO/RF et EBF/ELF existantes
doivent rejeter ces propositions étant donné la masse de données scientifiques
disponibles ; et le complet décalage entre les limites de protection du public existantes
et leur responsabilité de fournir un cadre de vie sûr et sain dans toutes les couches
des populations concernées.
Des nécessités
Une limite d'exposition fondée sur les effets biologiques doit protéger des
diverses intensités et modulations des EBF/ELF et MO/RF susceptibles, dans les cas
d'exposition chronique, d'avoir un impact significatif sur la santé et le bien-être.
La recherche doit se poursuivre, mais ne doit pas retarder les actions de
régulation des EBF/ELF et des mesures s préventives substantielles en matière de MO/RF,
en fonction de l'impact potentiel sur la santé et le bien-être dus à une exposition
chronique.
Les limites d'exposition fondées sur les effets biologiques doivent refléter
l'état du savoir scientifique sur les effets biologiques et sanitaires, et imposer de
nouvelles limites basées sur le principe de (EEA, 2001).
Les normes d'exposition fondées sur les effets biologiques doivent protéger
contre des
expositions aux EBF/ELF et MO/RF dont les niveaux affectent ou changent le fonctionnement
biologique normal des organismes humain. Elles ne doivent pas uniquement se baser sur
l'énergie absorbée, ni sur les niveaux thermiques de l'apport d'énergie et le
réchauffement des tissus qui en résulte. Elles doivent protéger des conséquences d'une
exposition chronique.
Les normes existantes sont basées sur effets thermiques et ne concernent pas les
effets nonthermiques (ou de basse intensité) dont les effets biologiques et les effets
nocifs sur la santé en cas d'exposition chronique ont été clairement démontrés.
Les effets biologiques peuvent à la fois inclure les effets nocifs pour la
santé et la perte de l'homéostasie et du bien-être.
Il est nécessaire détablir des normes d'exposition fondées sur les
effets biologiques pour éviter les dysfonctionnements des processus biologiques naturels.
Ont été démontrés des effets sur :
lADN (génotoxicité affectant directement l'intégrité du génome humain), la
communication intercellulaire, la réparation cellulaire et la cicatrisation des tissus,
lévolution des cancers, et sur la protection contre les maladies cancéreuses ou
neurodégénératives. Ont également été observés : des effets neurologiques,
notamment sur la structure et les troubles du sommeil, la mémoire et les fonctions
cognitives ; la dépression ; des pathologies cardiaques ; la perméabilité
pathologique de la barrière hémato-encéphalique ; et les perturbations du
fonctionnement normal des mécanismes dimmunité, de fertilité et de reproduction.
La fréquence, l'intensité, la durée d'exposition, et le nombre de périodes
d'exposition peuvent affecter la réponse de l'organisme. Ces facteurs peuvent qui plus
est interagir les uns avec les autres et produire diverses conséquences. Pour bien cerner
les conséquences biologiques d'une exposition aux CEM/EMF, il faut comprendre si les
effets sont cumulatifs, si l'organisme développe des réponses compensatrices, et quand
l'homéostasie se brise.
Des mécanismes biologiques plausibles de type génotoxicité (ADN endommagé)
sont
désormais bien établis (stress oxydatif via l'action de radicaux libres) bien que la
preuve
définitive n'ait pas été apportée. Toutefois, la preuve du mécanisme n'est pas
nécessaire pour fixer des politiques des précaution, ni indispensable pour définir de
nouvelles normes ou limites si des effets nocifs pour la santé surviennent à des niveaux
inférieurs à ceux actuellement établis par l'ICNIRP ou l'IEEE.
Le rapport 2007 du SCENHIR déclare que « pour le cancer du sein et les maladies
cardiovasculaires, la recherche récente indique qu'une association avec les CEM/EMF est
peu probable. L'aide-mémoire 2007 de l'OMS sur les EBF/ELF affirme : aucune preuve
ne vient confirmer lassociation entre lexposition aux EBF/ELF et le maladies
cardiovasculaires et les preuves concernant le cancer du sein ont aussi été
considérées comme négatives, et concernant dautres maladies, elles ont été
jugées inadéquates. Aucune de ces constatations n'est confirmée par un éventuel
classement par le CIRC des CEM/EMF en Catégorie 4 (non cancérigène). Il est donc
prématuré de la part de ces organismes d'écarter les EMF / CEM comme potentiellement
facteurs de risque de maladies cardiovasculaires ou du cancer du sein.
Le critère déterminant de toute action devrait être la précaution. Il ne faut
pas ajourner laction en attendant des preuves ou un lien de causalité définitifs
pour stature sur le fait que les EBF/EMF constituent un risque pour la santé et le
bien-être.
Le public sinquiète de laugmentation des niveaux dexposition
involontaires aux MO/RF et aux EBF/ELF générés par les nouvelles technologies sans fil.
La résistance croissante du public vis à vis des expositions aux rayonnements des MO/RF
et EBF/ELF tels quils sont actuellement autorisées par des normes basées sur des
effets thermiques
Les avertissements et mises en garde à destination du public sur les risques
possibles des technologies sans fil disponibles sur le marché sont inadaptés, ce qui
entraîne l'adoption et l'usage de technologies pouvant avoir des conséquences néfastes
sur la santé qui restent inconnues du public. Il ne sagit pas dun «
consentement éclairé ». |