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quotidien "le Parisien" vient d'annoncer que « 13 ans après la campagne de
vaccination massive contre l'hépatite B, la juge d'instruction Marie-Odile
Bertella-Geffroy vient de convoquer les deux groupes pharmaceutiques qui ont fabriqué le
vaccin en vue d'une probable mise en examen, pour «tromperie aggravée» ». Le
journal précise que « les laboratoires GlaxoSmithKline et Aventis Pasteur MSD, déjà
placés sous le statut de témoins assistés, ont reçu un courrier pour un rendez-vous en
début de semaine prochaine au pôle santé du parquet de Paris ».
Le quotidien ajoute que « la qualification d'homicide involontaire pourrait être
retenue contre Aventis Pasteur MSD ».
Le Parisien explique que « la justice reproche aux deux fabricants pharmaceutiques de
ne pas avoir déclaré l'ensemble des effets indésirables ou secondaires lors de la
commercialisation de ce produit en 1994 ».
« Depuis, plus de 1 300 personnes vaccinées ont souffert d'affections neurologiques
dont un petit millier de sclérose en plaques », poursuit le journal.
Le Parisien relève que « les interrogations se concentrent sur la pertinence d'une
campagne massive. [
] Le virus de l'hépatite B était présenté comme aussi
dangereux que le sida et transmissible par la salive, un non-sens. Les dépliants des
groupes pharmaceutiques inondaient les cabinets médicaux pour vaincre ce fléau ».
Le quotidien note que « le lien entre l'administration du produit et l'apparition de
ces maladies dégénératives a suscité de vives polémiques chez les experts
scientifiques, auprès des tribunaux administratifs et de la justice pénale ».
« L'Etat a reconnu sa responsabilité à la suite d'un arrêt du Conseil d'Etat : 150
personnes ont bénéficié d'indemnisations de 2 000 à 15 000 par an au titre du
préjudice subi », rappelle Le Parisien. |