Le
réprésentant de La ligue nationale pour la liberté des vaccinations a rappelé que si
le BCG était efficace dans la lutte contre la tuberculose, la restriction de liberté
individuelle qui en découle, pourrait selon lui éventuellement être envisagée.
Il a remis
en cause lefficacité de la vaccination. Afin dapprécier lefficacité
dune vaccination, il a comparé les données de deux pays de niveau de vie
identique, lun pratiquant et imposant le BCG, lautre layant rejeté de
son arsenal préventif depuis 32 ans. Il a donné lexemple de lAllemagne pour
lequel on dispose de données rétrospectives sur les 28 dernières années. En 2004, la
France notifie 5 004 cas de tuberculose soit un taux de 8 p 100 000 habitants ;
lAllemagne a déclaré 6 007 cas soit un taux de 7 p 100 000 habitants (voir annexe
2 - Expérience allemande de larrêt de la vaccination texte issu de
lexpertise Inserm Tuberculose).
Il a
considéré que le vaccin était également dangereux en citant des études scandinaves.
Dans les pays scandinaves pour la période 1948-1974, on a observé 1 ostéite pour 21 800
vaccinations. En Suède, où la déclaration des effets secondaires du BCG est obligatoire
depuis 1972, le résultat immédiat a été une multiplication par 5 du taux des
ostéites, pour atteindre 1 ostéite pour 3 500 vaccinations, ce qui a conduit à l'arrêt
de la vaccination systématique par le BCG.
Pour lui, «
le maintien de lobligation du BCG est inutile, coûteux et dangereux, et ne justifie
en aucun cas la restriction de liberté individuelle quil impose. Il est donc urgent
de le supprimer ».
Les
recommandations de la Commission daudition qui ont été remise au ministre sont
sans équivoque. La Commission daudition propose :
- la levée de l'obligation vaccinale par le BCG pour les enfants ;
- la recommandation systématique de vaccination par le BCG de tous les
enfants.
Le scénario proposé au Ministre de la santé est le suivant :
- L'obligation est levée en France, sauf pour le département de la
Guyane.
- La vaccination par le BCG est systématiquement proposée pour tous les
enfants au cours du 1er mois de vie.
- Elle est effectuée après une évaluation du niveau de risque
individuel. Afin dêtre systématique cette évaluation sera effectuée, dès le
suivi de la grossesse, à la naissance et lors de la visite du premier mois du nourrisson,
cela afin de réduire en priorité le risque de formes graves de tuberculose chez
lenfant. Lévaluation permet dinformer les parents sur la tuberculose,
les risques de contamination et les avantages et les inconvénients du vaccin. Elle se
fait donc au cours dun dialogue avec les parents permettant daboutir à un
consentement éclairé.
signé, Le président de la LNPLV, lnplv.acy@wanadoo.fr
Le prochain
numéro de « Réalités & Vaccinations » (janvier 2007) reprendra en
détails cette information. Si vous souhaitez plus de précisions vous les trouverez sur http://www.sfsp.info/sfsp/index.php . Vous
pouvez retrouver une copie de l'ancien site à
http://amatchi.ouvaton.org/_ctanet/vaccination-information/index.htm
et en janvier 2007 la adresse du nouveau site www.infovaccin.fr |