| Une pétition est lancée pour le retrait de la réforme ministérielle qui
modifie les conditions d'intervention de la société civile dans les centres de
rétention administrative ! Les citoyens attachés aux libertés peuvent aussi écrire au
Ministre de l'immigration, à ses conseillers, à l'Elysée pour leur demander le retrait
de la réforme... ( 101 rue de Grenelle 75007, Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 ,
par mail, écrire à son conseiller : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
et à l'Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
). Inspirez vous du texte de la pétition. Evitez les invectives et veuillez rester
courtois. Merci de nous faire passer une copie ( retraitreforme@placeauxdroits.net
). A voir absolument la
video C'était pire demain Objectif : atteindre avant le 15 novembre (réponse de
Hortefeux aux offres), les 100 000 signatures contre la réforme des centres de
rétention. C'est possible : à ce jour 62 000 signatures en ligne et des milliers
d'autres sur papier .
Lien pour signer la pétition : http://placeauxdroits.net/petition2/?petition=5
et sur le site RESF : http://www.educationsansfrontieres.org/
"Nous signataires, à la suite de nombreuses associations (*), exprimons notre
préoccupation concernant le contenu du décret du 22 août 2008 et de l'appel d'offres
consécutif qui modifient les conditions d'intervention dans les centres de rétention
administrative (CRA) quant à l'a et l'aide à l'exercice des droits des étrangers.
La mission telle qu'exercée jusqu'à ce jour par la Cimade auprès des étrangers retenus
dans les CRA afin « de les informer et de les aider à exercer leurs droits » sera
remise en cause par ces nouvelles dispositions :
* la réforme dénature la mission car l'assistance à l'exercice effectif des droits des
personnes retenues est désormais réduite à une seule mission d'information ;
* l'émiettement de cette mission contrarie toute observation, analyse et réaction
d'ensemble sur la situation prévalant dans les centres de rétention. Il entrainerait,
outre une inégalité de traitement, une réduction de la qualité de l'aide apportée aux
étrangers ;
* l'ouverture de cette mission par voie d'appel d'offres de marchés publics à des
opérateurs autres que les associations spécialisées menace l'exercice des droits
fondamentaux des personnes retenues ;
* l'exigence de neutralité, de discrétion et de confidentialité revient à entraver
toute parole publique de témoignage et d'alerte sur certaines situations contraires au
respect des droits fondamentaux.
Cette volonté d'entraver l'action de la société civile est d'autant plus
inquiétante qu'elle intervient dans un contexte marqué par une politique du chiffre en
matière d'éloignement des étrangers et les menaces contenues dans la directive «
retour » adoptée par le Parlement européen(**).
Nous, signataires, considérons que, telle qu'elle est envisagée, la réforme des
conditions d'intervention en rétention n'est pas acceptable.
Nous exigeons du gouvernement de renoncer à sa réforme.
Nous demandons au gouvernement d''engager une concertation avec l'ensemble des
organisations qui dans notre pays sont attachées au respect des droits des étrangers.
(*) DECLARATION inter associatives, Sur les dangers de la réforme ministérielle
relative aux interventions de la société civile dans les centres de rétention
administrative
Communique du Syndicat des Avocats de France
Appel lancé par le Gisti « Etrangers, silence on enferme ! »
Le Monde du 4 octobre : Eva JOLY : Omerta sur les clandestins
Communiqué de la CIMADE
Communiqué d'Amnesty
Communiqué de presse du Réseau Education Sans Frontières (RESF)
Communiqué de FTDA
(**) Pour comprendre les enjeux de la Directive "retour"
- L'édition 2008 du Guide pratique et juridique du RESF "Jeunes
scolarisés et parents sans papiers, Régularisation Mode d'emploi" est parue. 100
pages, Téléchargement et bon de commande (5 , frais d'envoi compris) : http://www.educationsansfrontieres.org/?article14542
..........
Lyon : un drame évité de justesse, la
mère d'un enfant de 2 ans fait une tentative de suicide (la seconde !) parce que M.
Hortefeux et le préfet du Rhône veulent expulser le père de son enfant.
Il faut empêcher ces infamies de se produire, aussi bien à Lyon qu'à Orléans. Les
responsables, préfets et ministres pleins de morgue qui prétendent « incarner la France
» doivent entendre ce qu'on pense d'eux, de leurs gestes odieux et de leurs
conséquences. Attention toutefois : ils ont l'arrogance susceptible et ont, semble-t-il,
reçu consigne de porter plainte dès lors qu'il peut y avoir injure ou diffamation. On
est donc polis et habiles quand on s'adresse au ministre de la persécution des enfants de
sans papiers et de leurs parents et à ses bien obéissants subordonnés. Les adresses des
préfectures responsables sont après chaque texte, celle des ministères et de l'Elysée
après le texte lyonnais.
La politique du chiffre a encore failli tuer mardi 21/10 à Oullins dans le Rhône. Suite
à l'arrestation et au placement en rétention de son mari, Karima Rekkouche (23 ans) a
menacé de s'immoler puis de se jeter par la fenêtre entraînant avec elle son fils de
deux ans. C'est grâce à la vigilance et aux appels au secours de Mme Smida, sa belle
soeur, et de l'intervention d'une voisine que le drame a été évité. Les pompiers et la
police sont intervenus en fin d'après midi, Mme Reklouche a été hospitalisée en
urgence à l'hôpital St Jean de Dieu à Lyon. Nizar est gardé par Mme Smida, sa tante.
Taoufik Gherbi, algérien de 32 ans, est en rétention à Lyon depuis le 14 octobre 2008.
Il a été arrêté à domicile. Mr Gherbi est arrivé en France en 2003. Ses 5 frères et
sours sont de nationalité française. Ils vivent et travaillent dans la région
lyonnaise. Les parents de Mr sont décédés en Algérie (en 1994 et 1997) après avoir
travaillé en France de 1962 à 1975. Mr Gherbi n'a plus aucune attache familiale en
Algérie. Sa femme Karima Rekkouche possède un titre de séjour de 10 ans. Ils vivent
ensemble depuis 2005 et se sont mariés à Rive de Giers (42) le 5 mai 2007. Nizar est né
le 20/07/2006 à Pierre Benite (69) Mr Gherbi a fait une demande de titre de séjour qui
lui a été refusée. Il a reçu le 18 juin 2008 une Obligation à Quitter le Territoire
envoyé par la préfecture de la Loire. Mal conseillé, il a déposé un recours gracieux,
l'OQTF n'a donc pas été contestée correctement. Elle est donc exécutoire.
Déjà en juin 2008, Mme Rekkouche, avait fait une tentative de suicide, suite à l'OQTF
reçue par son mari. C'est Mr Gherbi qui à l'époque avait sauver sa femme en appelant
les pompiers et s'était occupé de son fils.
Aujourd'hui, la réponse faite à Mr Gherbi est qu'il doit repartir pour faire une demande
de regroupement familial. Partir pour revenir selon la préfecture. Mais compte tenu des
conditions pour obtenir le regroupement Familial (salaire, logement) et compte tenu de la
situation de Mme il est fort à parier que Mr ne reviendra pas de sitôt ! Tant pis si
d'ici là Nizar est séparé de son père. Tant pis si d'ici là Mme se tue par désespoir
! Et pourtant, il est manifeste que la vie privée et familiale de Mr est ici en France,
auprès de sa famille.
Après le suicide de Josiane Nardi au Mans, évitons le suicide d'une jeune mère à
Oullins. Mr Gherbi doit sortir de rétention au plus vite et être régularisé. Exprimez
votre indignation, demandez la libération et la régularisation de Mr Gherbi en terme
fermes mais polis ( inutile d' ajouter une plainte pour délit d'outrage par le temps qui
court)
Préfecture du Rhône (dont dépend l'arrestation et la mise en rétention) : mél + fax
préfet : jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr
, 04 78 60 49 38 - mél + fax secrétaire général : rene.bidal@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61
49 38 - mél + fax directeur de cabinet : 04 78 60 15 46 - mél + fax directrice de la
réglementation : michele.denis@rhone.pref.gouv.fr
, 04 72 61 62 41 - mél + fax sous-directeur de la réglementation : stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr
ou sylvia.legris@rhone.pref.gouv.fr
, 04 72 61 62 52 - Préfecture de la Loire (qui a délivré l'OQTF) : Mél + fax
préfet : christian.decharriere@loire.pref.gouv.fr
- 04 77 21 65 83 , Mel + fax directeur service étrangers : marc.piselli@loire.pref.gouv.fr , autre
mèl pref : pref-loire@loire.pref.gouv.fr
, Ministère : Fax ministère : 01 77 72 61 30 Standart 01 77 72 61 00, Conseiller du
ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
,
Directeur de cabinet : michel.bart@iminidco.gouv.fr
, Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
, Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr
et geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
, Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur son blog g@larrive.com , Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html ,
porte parole : david.martinon@elysee.fr ,
secretaire general : claude.gueant@elysee.fr
,
conseiller immigration : maxime.tandonnet@elysee.fr
.
Orléans : un demandeur d'asile albanais, menacé de mort
dans son pays, père de deux enfants est en rétention. La police (héroïque ?) a tenté
d'arrêter le reste de la famille mais n'a trouvé personne.
M Kocibelli a été arrêté, mercredi 15 octobre, lors d'un contrôle autoroutier puis
mis en garde à vue au commissariat d'Orléans. Un APRF lui a été notifié pour une
expulsion vers l'Albanie. En Albanie il sera emprisonné dès son retour et sa vie même
est en danger, compte tenu des menaces et des sévices dont il a déjà été l'objet.
(détails plus loin). Il est logé, avec sa famille, à l'hôtel Abrasid de St Jean de
Braye près d'Orléans..
Aujourd'hui , il est au Centre de Rétention Administrative de Oissel depuis le vendredi
17 octobre et la police est venue, dès le jeudi 16, à l'aube, chercher à l'hôtel le
reste de la famille (sa femme et ses 2 filles). Il n'y avait personne.
La contestation de l'APRF est passée ce mardi 21 octobre devant le TA de Rouen. Des
membres du RESF orléanais et du comité de soutien avaient fait le déplacement et
s'étaient coordonnés avec le RESF Rouen.
Le juge du Tribunal a rejeté sa demande avançant notamment qu'on ne pouvait pas
attester de l'authenticité des nouvelles pièces produites montrant la gravité des
dangers qui pèsent sur M Kocibelli s'il était expulsé vers l'Albanie. On ne saura
jamais sur quelles preuves il base cette appréciation mais il a pris une responsabilité
considérable au regard, de ce que nous savons de la réalité et de ce que ces pièces
relatent.
La mobilisation et le soutien sont lancés autour de cette famille. Dans le collège et
l'école où sont scolarisées les 2 filles mais aussi sur St Jean de Braye et autours de
l'hôtel où existe un comité de soutien des familles qui y sont logées (comité
Abrasi'd) comme par le RESF45.
Un rassemblement a déjà eu lieu jeudi 16 octobre devant l'hôtel et un autre devant la
préfecture vendredi 17 octobre. Mardi 21, au matin, devant le collège St Exupéry de St
Jean de Braye (où est scolarisée la fille de M Kocibelli) 150 collègiens, des
professeurs et des parents d'élèves se sont rassemblés. La détermination et la
révolte des collégiens étaient palpables. Ils ont refusés de rentrer en cours à 8h et
sont restés rassemblés jusqu'à 9h à l'extérieur du collège. Ils ont formés une
vaste chaîne sur l'esplanade devant l'établissement. Durant la matinée ils ont fait un
sit-in dans le collège. Ils étaient encore là, à 16h30, pour distribuer un tract aux
parents du collège qui venaient assister à la réunion parents-profs pour les classes de
3ème.
Les médias locaux étaient présents : République du Centre le matin, radios et télé
l'après-midi.
Les collégiens ont demandé au principal de solliciter une demande d'audience au
Préfet. La préfecture leur a adressé une fin de non recevoir ! Ce n'est pas cela qui va
faire retomber la mobilisation. Bien au contraire .Le refus de prendre en compte la
situation de cette famille, la surdité de la préfecture ne font que renforcer la
détermination de ceux qui sont déjà mobilisés et en gagner de nouveaux qui pensaient
que la préfecture entendrait les arguments pour libérer M Kocibelli et régulariser la
famille.
Soutenus par le comité de soutien du collège, le collectif Abrasi'd, et le RESF45
les collégiens appellent à un rassemblement jeudi 23 octobre à 16h45 devant la mairie
de Saint Jean de Braye pour demander au maire : de reprendre leurs revendications et,
qu'à son tour, il prenne un contact direct avec le préfet pour trouver une issue
positive à la situation.
L'expulsion de Dgergii Kocibelli seul (ou de toute la famille si la police continue comme
au premier jour de vouloir arrêter tout le monde) n'est pas envisageable. Tous ses
soutiens appellent et contribuent à une mobilisation urgente la plus large possible. Ils
demandent de continuer à faxer et mailer à la préfecture du Loiret (voir plus bas)
infos complémentaires
La famille Kocibelli est arrivée en France en janvier 2005. Gjergii Kocibelli a fui son
pays car des menaces de mort lui étaient adressées ainsi qu'à sa femme et à leurs deux
filles à la suite d'accusations du parti Démocratique Albanais. Celui-ci l'accusait de
fraudes électorales démenties par plusieurs témoignages certifiés, documents remis
lors des différentes demandes d'asile. En fait c'est lui qui avait relevé et dénoncé
des fraudes !
Depuis plusieurs mois il subissait des intimidations et avait été arrêté et battu
plusieurs fois.
Sa vie était en danger.
Les menaces de mort contre lui et sa famille l'ont donc amené à prendre la décision de
fuir l'Albanie.
Depuis janvier 2005, la famille Kocibelli a déposé plusieurs demandes à l'OFPRA :
demandes d'asile politique, réexamen de demandes .Toutes ont été jusque-là refusées.
En août 2008, à la suite de la réception de nouveaux documents confirmant les dangers
de mort pesant sur lui en Albanie et confirmant aussi les fausses accusations portées
contre lui, une nouvelle demande d'asile politique avait été déposée. Si cette
nouvelle demande été rejetée il y a quelques jours, un rendez vous avec un avocat
parisien a eu lieu lundi 20 octobre pour faire un recours.
Plus aucun membre de la famille proche ne vit en Albanie. Tous sont en situation
régulièreà l'étranger, notamment le frère de M KOCIBELLI qui est en France et sa
mère aux USA.
Contact RESF45 sur ce dossier : François : 06 72 37 41 00 , téléphonez, faxez et
mailez à tous ces N° de la préfecture du Loiret : Télécopieur général :
02.38.53.32.48 , Courriel : internet@loiret.pref.gouv.fr
, Préfet : (encore pour quelques jours il est partance pour le Nord) jean-michel.berard@loiret.pref.gouv.fr
, Directeur de cabinet : frederic.potier@loiret.pref.gouv.fr
Fax : 02.38.81.40.22 , Chef du Bureau du Cabinet : M. Denis BIRON Fax :
02.38.81.40.19 , Secrétaire Général : michel.bergue@loiret.pref.gouv.fr
Fax : 02.38.81.42.47 , Directrice DRRU : sylvie.gonzalez@loiret.pref.gouv.fr
Fax : 02.38.81.41.70, Bureau des Nationalités : Fax: 02.38.81.41.70 |