| Henry Ford : «Si les gens de cette nation comprenaient notre
système bancaire et monétaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain
matin. » Thomas Jefferson, troisième président des Etats-Unis : « Celui qui
contrôle l'argent de la nation contrôle la nation.» Chaque jour, à cause de la
monnaie vendue par les banquiers, tradeurs et autres spéculateurs semparent de la
valeur marchande des richesses réelles vendues par les entreprises. Cette production de
richesses repose avant tout sur les salariés qui représentent 90 % de la population
active.
On prend les salariés pour des chevaux de course, les spéculateurs misent sur eux,
les tradeurs qui perdent narrivent plus à rembourser les sommes dargent
empruntées aux banquiers (même, en revendant les actions ou autres produits dérivés).
Cest laffolement, le crise boursière ou bancaire. Les salariés sont remisés
au chômage, comme on envoie des chevaux à labattoir
Autrefois, la circulation des biens et services était freinée par les péages
féodaux. Aujourdhui, cette circulation est freinée par les intérêts bancaires et
sa conséquence, lutilisation spéculative de la monnaie. La gratuité faisant
baisser les profits des entreprises, les richesses non vendues sont détruites et les
quotas limitent les productions. Les entreprises font faillite, le pouvoir d'achat baisse,
cest le chômage, des écoles, des hôpitaux, ne seront pas construits, des gens se
retrouvent à la rue. Cest la misère
dans labondance des richesses
détruites massivement, au nom de la défense du profit. Les experts nont toujours
pas tiré les leçons du krach de 1929.
Longtemps, la monnaie fut gratuite, au service de tous, ce fut une formidable invention
pour faciliter et pacifier les échanges (payer, de « pacare »
faire la paix).
Mais elle fut transformée en marchandise par les banquiers modernes. Le poids des
intérêts cause une pénurie artificielle dargent générant la misère. Les
intérêts dépassent dinfiniment loin, les dépenses de fonctionnement des banques.
Quelques secondes seulement pour créer un milliard deuros sur un écran. A savoir
que les valeurs monétaires de toutes les richesses marchandes de la planète, des
chiffres et des lettres, tiennent sur un simple disque dur dordinateur.
Il serait temps de réfléchir sérieusement au coût véritable dune monnaie qui
est électronique à 93%. Billets et pièces, ne représentant que 7 % de la monnaie en
circulation ! La monnaie est donc quasiment gratuite à sa création, et pourtant elle
abaisse de 30%, le pouvoir d'achat des consommateurs. En effet, les intérêts des prêts
pour investissements sont répercutés sur les prix à la consommation
La monnaie à
intérêts est une monnaie contaminée. Respectant lenvironnement, une monnaie
propre ne se vend pas.
Ecoutons Maurice Allais, Prix Nobel d'économie: «Par essence, la création monétaire
ex nihilo [à partir de rien] que pratiquent les banques est semblable (je n'hésite pas
à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici) à la fabrication de
monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle
aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont
différents.»
Puisque les banquiers prétendent que le prix des intérêts les assure contre les
risques dinsuffisance de profits
quils se rassurent : une loi redonnant
aux Etats le droit de battre une monnaie publique et sans intérêts, supprimera
lobligation de faire des profits. Le risque disparaîtra et les banquiers seront
tranquillisés.
La campagne autour de cette loi sera une étape vers une meilleure compréhension de la
nature et du rôle de largent. Conscientiser le fossé qui sépare la notion de
richesses utiles, respectant lenvironnement, de leur monétarisation, sous forme de
profits, destructeurs de biens et de services. La nécessité des profits (bancaires,
industriels ou commerciaux) nest que croyance fausse en contradiction totale avec la
réalité de notre mode de production. Non seulement, la disparition du profit ne
diminuera pas les vraies richesses, mais il les augmentera pour chacun.
La productivité a été multipliée par 20 en 200 ans. Cinq hommes suffisent là où il
en fallait cent
Les revenus monétaires remontent à des périodes de pénurie, à
lépoque où la monnaie servait à échanger des produits sur la base dun
temps de travail essentiellement humain, loutillage étant fort rudimentaire.
Aujourdhui, 95 % du travail contenu dans un produit relève des machines. Des
machines qui ne réclament aucun pouvoir dachat en échange
Alors, pourquoi pas
un revenu dissocié de lemploi, avec une monnaie gagée sur les seules quantités de
richesses produites ? Des produits inutiles ou dangereux fabriqués au nom du profit
disparaissant, le temps de travail moyen baisserait considérablement. Le temps libéré
de la production permettant à tous de soccuper, et de soi-même et des affaires de
la Cité, de vivre enfin la démocratie économique et politique.
Campagne pour une loi donnant aux Etats le droit de
contrôler la création d'une monnaie publqiue et sans intérets.
Contact : Alain Vidal, 5, avenue Louis Vasseur, 44 000 Nantes ou vidal.mothes@wanadoo.fr blog : www.liberonslamonnaie.blogspot.com
(31/01/08) « Libérons la Monnaie » groupe de Nantes |
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La crise du capitalisme financier ou la finance contre l'humanité
Une crise de plusLa crise financière qui couvait depuis le mois
daoût 2007 a éclaté et elle ressemble comme une sur aux nombreuses crises
qui se sont succédé depuis vingt-cinq ans. En même temps, elle présente des traits
nouveaux qui ne doivent pas être dissimulés derrière lécran de fumée dune
« fraude ».
Partie du secteur immobilier et des quartiers pauvres des banlieues étasuniennes, cette
crise a gangrené peu à peu le secteur bancaire et financier. Il est possible que ses
péripéties ne soient plus dans quelques semaines directement sous le feu de
lactualité, mais elle est profonde et elle aura des conséquences sur chacun
dentre nous. Cest pourquoi nous devons nous en saisir, pour anticiper ses
conséquences et agir pour désarmer la finance.
Lengrenage
Dans une période où la croissance économique américaine est tirée par
lendettement, les banques américaines ont octroyé des prêts à des ménages de
plus en plus modestes pour quils accèdent à la propriété de leur logement et à
la consommation : cétait le marché à haut risque, dit du subprime. Prêteurs
comme emprunteurs pariaient sur la hausse des prix de limmobilier qui semblait
navoir pas de fin. Ainsi, les hypothèques prises par les banques leur
garantissaient de pouvoir récupérer leur mise avec bonus et les ménages escomptaient un
accroissement de leur richesse.
Entre temps, les banques avaient « titrisé » les hypothèques, cest-à-dire les
avaient vendues sur les marchés financiers. Ces nouveaux titres financiers se trouvaient
donc introduits et mélangés avec dautres dans les portefeuilles gérés par tous
les fonds de placement à caractère spéculatif ou les banques elles-mêmes. Le problème
est né lorsque, après le retournement du marché de limmobilier, les détenteurs
de ces titres ont souhaité les liquider alors que plus personne nen voulait. On est
entré dans une crise dite de liquidité, aucun acteur du système financier ne trouvant
les sommes dont il avait besoin, chacun redoutant que les fameux titres de plus en plus
pourris, disséminés on ne sait où, occupent une place trop grande dans le total de ses
actifs.
Un système incapable de sauto-réguler
Pour faire face à cette crise de liquidité, les principales banques centrales ont,
depuis lété dernier, prêté des centaines de milliards de dollars et deuros
aux banques ordinaires ; et la Banque centrale des États-Unis a baissé à plusieurs
reprises son taux dintérêt directeur, alors que la Banque centrale européenne
sy refusait. Cela na pas suffi à calmer langoisse grandissante des
acteurs financiers, et notamment des banques, qui, à lapproche de la fin de
lannée 2007, voyaient avec terreur lheure de vérité arriver : à combien
sélèveraient les pertes dues aux placements gangrenés par les subprimes ? On
parle de plusieurs centaines de milliards de dollars. Cest la raison de la chute des
bourses en janvier 2008.
Un système qui cannibalise les salaires et la protection sociale
Avec la liberté de circuler accordée aux capitaux et la déréglementation des
marchés financiers ont proliféré des nouveaux produits financiers et des fonds
spéculatifs de toute espèce : leur seul objectif est de produire de la plus-value
boursière, dont la croissance à long terme est assurée par celle de la plus-value
réelle, dans les entreprises, permise par une pression croissante sur les salaires. Ces
fonds voraces ont besoin de drainer des sommes toujours plus importantes, doù la
volonté de détruire les systèmes de retraites et dassurance maladie pour capter
lépargne des salariés.
Dans une crise boursière, aucune richesse réelle ne « part en fumée » puisque seule
la bulle fictive seffondre et que la perte dun spéculateur est le gain
potentiel dun autre. En revanche, la récession économique qui sensuivra
peut-être sera payée par les travailleurs, les ménages endettés et les populations du
monde les plus fragiles.
La vérité sur le capitalisme financier est là, toute nue. Un système qui veut assurer
15 ou 20 % par an de rentabilité aux actionnaires et qui prétend se passer de toute
régulation publique, en confiant la planète à la loi du marché, est mortifère.
Urgence : désarmons les marchés financiers !
Devant un telle crise globale, il y a urgence :
- à mettre les banques centrales et toutes les institutions financières sous contrôle
des pouvoirs publics pour avoir la maîtrise de la monnaie et du taux de change ;
- à encadrer le crédit pour quil serve à lactivité et non à la
spéculation ;
- à interdre la titrisation et les produits dérivés ;
- à freiner les mouvements de capitaux par la taxation des transactions financières et
la suppression des paradis fiscaux ;
- à imposer les revenus financiers ;
- à utiliser les ressources dégagées pour répondre aux besoins sociaux.
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