Malgré les catastrophes écologiques, les modifications
climatiques, la pauvreté croissante, le renforcement du pouvoir des puissants au mépris
de la vie sous toutes ses formes, aucune mesure politique sérieuse n'a été prise par
les gouvernements successifs. Si rien ne change, nous courons tout droit à des
catastrophes majeures. Il est donc urgent d'agir, si nous voulons sauver ce qui reste de
notre environnement et de notre humanité. Nous aspirons à une vie simple dans un
environnement sain, convaincus que l'être humain a, en lui même, le potentiel d'accéder
au bonheur, et que l'effort pour l'accumulation de biens matériels constitue un obstacle
à la réalisation de ce potentiel.
Depuis la fin de l'empire soviétique stalinien
que personne ne regrettera, les thuriféraires du capitalisme prétendent que le
libéralisme économique est l'aboutissement de l'histoire de l'humanité et qu'il n'y a
pas d'alternative. Nous pensons, au contraire, que le capitalisme ne peut mener qu'à une
catastrophe pour lhumanité et la planète Terre. L'idéologie économique, grâce
au prodigieux matraquage médiatique n'est plus considérée comme une idéologie, c'est
même pour les néo-conservateurs « La fin de l'histoire ». Selon eux, nous
n'avons pas le choix. Nous devons, bon gré ou mal gré, nous soumettre à la loi du
marché, à la main invisible telle qu'inventée par Adam Smith. La sacro-sainte économie
capitaliste, nouvelle religion qui impose sa domination à l'ensemble du globe ! Toute
puissante elle détruit la planète : pollution des éléments naturels, déforestation,
création d'organismes génétiquement modifiés... Non contente, elle asservit et exclut
des populations entières. Pour maintenir son dogme, elle donne à chacun un contrat
social se limitant à : se plier ou être brisé. Le système éducatif, la publicité,
les médias, conditionnent les esprits, violent la liberté de pensée et dictent les
modes de vie. Face à la peur de l'exclusion la soumission à la loi de marché devient
totale et l'individualisme, la compétition se développent.