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Etat de droit et manipulation
Sommes-nous encore dans un état de droit et une république?
L'article 62 de la Constitution de notre République dispose dans son alinéa 2 que "Les décisions de Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoir publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles" et dans son article 5 alinéa premier : "Le Président de la République veille au respect de la Constitution." Or l'actuel Président de la République tente de violer la Constitution en passant outre l'avis du Conseil Constitutionnel. Sommes-nous encore dans un état de droit et une république? Un appel pour un sursaut citoyen est lancé à chacun.
Hier (21 février 2008), Monsieur Nicolas Sarkozy de Naguy-Bosca, Président de la République française, a annoncé, par le biais de son porte-parole, David Martinon, qu'il avait demandé au premier président de la Cour de cassation de lui faire "toutes les propositions" pour permettre "une application immédiate" de la loi sur la rétention de sûreté.

Cette loi a été partiellement censurée par le Conseil constitutionnel. Or, l'article 62 de la Constitution de notre République dispose dans son alinéa 2 que "Les décisions de Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoir publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles." Et dans son article 5 alinéa premier que "Le Président de la République veille au respect de la Constitution." Monsieur Sarkozy viole ainsi deux articles de notre Constitution.

Par conséquent, nous, citoyens républicains, demandons au premier président de la Cour de cassation de ne pas donner suite à la demande du Président de la République et d'appliquer strictement la Constitution de notre État.

Nous exigeons que les institutions, que nous avons librement choisies et dont nous fêtons les 50 ans cette année 2008, soient respectées et appliquées dans leur intégralité.

Nous rappelons à Monsieur Sarkozy qu'il a été élu Président d'une République et qu'il doit donc se conformer strictement au texte fondateur de celle-ci.

Nous rappelons au Président de la République que la non-rétroactivité d'une loi est une des valeurs fondamentales de notre démocratie, le "pays des Droits de l'Homme". Mais si celui-ci souhaite revenir sur ce principe fondateur, il ne peut que passer pas la voie parlementaire en déposant un projet de réforme constitutionnelle devant le parlement et de le faire voter par celui-ci réuni en congrès.

Si cette doléance n'est pas suivie d'effet, nous, citoyens sincèrement démocrates, déclarons que Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, aura alors perdu toute légitimité, ne pourra donc plus assurer la fonction suprême et devra en tirer toutes les conséquences.

 

Stratégies de manipulation
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Les stratégies et les techniques des Maitres du Monde pour la manipulation de l'opinion publique et de la société...
1- La stratégie de la diversion
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Elément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes.

La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

« Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » (extrait de "Armes silencieuses pour guerres tranquilles")

2 - Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée "problème-réaction-solution". On crée d'abord un problème, une "situation" prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu'on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore: créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
3 - La stratégie du dégradé
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en "dégradé", sur une durée de 10 ans. C'est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n'assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution si ils avaient été appliqués brutalement.
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4 - La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme "douloureuse mais nécessaire", en obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat. D'abord parce que l'effort n'est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que "tout ira mieux demain" et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s'habituer à l'idée du changement et l'accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
Exemple récent: le passage à l'Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en 1994-95 pour une application en 2001. Autre exemple: les accords multilatéraux du FTAA que les USA ont imposé en 2001 aux pays du continent américain pourtant réticents, en concédant une application différée à 2005.
5 - S'adresser au public comme à des enfants en bas-age
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Exemple typique: la campagne TV française pour le passage à l'Euro ("les jours euro"). Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi?
"Si on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'une personne de 12 ans." (cf. "Armes silencieuses pour guerres tranquilles")
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6 - Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion
Faire appel à l'émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l'analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l'utilisation du registre émotionnel permet d'ouvrir la porte d'accès à l'inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements...
7 - Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.

"La qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être de la plus pauvre sorte, de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures."
(cf. "Armes silencieuses pour guerres tranquilles")
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8 - Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver "cool" le fait d'être bête, vulgaire, et inculte...
9 - Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur, à cause de l'insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l'individu s'auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action. Et sans action, pas de révolution!... CityLifes.gif (48279 octets)
10 - Connaître les individus mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes
CerveauRMN.gif (38391 octets) Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le "système" est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.
Sylvain Timsit © syti.net, 2002 / Photo: Henri Cartier-Bresson
11 février 2008
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