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Liberté de la presse et des citoyens
Un journaliste arrêté, mis en examen et son domicile perquisionné.
Guillaume Dasquié ( http://www.geopolitique.com) a été mis en examen dans la nuit de jeudi à vendredi pour « détention de documents classés secret-Défense » et « divulgation de fichiers ou de renseignements classés secret-Défense », soupçonné d'avoir divulgué des éléments provenant de rapports de la DGSE relatifs au terrorisme (dans un article du Monde du 17 avril 2007). La vérité sur l'attentat du 11 septembre à New-York dérange le gouvernement francais et la CIA. Comme dans une banale dictature, la police politique et d'espionnage française alliée à l'appareil judiciaire et agissant sur ordre du gouvernement commence à raffler les journalistes coupable, à leur yeux, de révéler la vérité sur le système de manipulation psychique et mentale de la population. Bafouant la loi républicaine (article 109 du code pénal) et exerçant des menaces sur  le journaliste, les policiers alliés au substitut du procureur de la République ont tenté d'extorqué le nom des sources d'informations du journaliste d'investigation.
Le journaliste d'investigation a été interpellé mercredi 5 décembre au petit mation à son domicile parisien par six policiers de la DST qui ont effectué une perquisition de plusieurs heures, en présence de ses enfants.

Selon le journaliste, la procédure viserait certains de ses articles sur les attentats du 11 septembre et l’affaire Borell, ainsi que son site Internet. Sous la menace d’une détention prolongée, il aurait livré aux enquêteurs le nom de sa source, un fonctionnaire de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), qui aurait été interpellé à son tour. Cependant, selon un enquêteur, il n’est pas d’usage de poursuivre un journaliste pour ce type de motif et, au demeurant, la jurisprudence de la Convention européenne des Droits de l’homme autorise les journalistes à conserver le secret de leurs sources. En réalité, M. Dasquié est soupçonné d’entretenir des relations avec un service étranger avec lequel il aurait échangé des documents classés secret-Défense. L’affaire serait directement suivie par Michèle Alliot-Marie, ancien ministre de la Défense, aujourd’hui ministre de l’Intérieur.

"Le journalisme d'investigation spécialisé sur la raison d'Etat constitue à mes yeux un garde-fou indispensable pour notre démocratie", déclare le responsable éditorial de geopolitique.com. "Il participe à nourrir l'esprit critique des citoyens éclairés. Et à ce titre, il représente un gage de sécurité plus important, plus fondamental encore, que tous les pelotons de la DST réunis", ajoute-t-il. Je me sens absolument outré. Cette garde à vue a consisté pour l'essentiel à porter atteinte à un droit sacro-saint des journalistes, c'est-à-dire à me contraindre à divulguer mes sources", a également déclaré M. Dasquié sur France Inter vendredi matin."

S'adressant à la ministre de l'Intérieur et ex-ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, le journaliste lui écrit : "je pensais exercer un métier, vous m'avez démontré que c'est un sacerdoce. Grâce à vous, une détermination nouvelle désormais me conduit".

pour voir le témoignage : http://www.dailymotion.com/video/x3ph2f_journaliste-menace-de-prison-dasqui_news
Qui est Guillaume Dasquié ?

Propagandistes du « choc des civilisations », Guillaume Dasquié et Jean-Charles Brisard avaient publié en 2002 un ouvrage à succès dans lequel ils accusaient des personnalités saoudiennes d’avoir financé les attentats du 11 septembre 2001. Ils devaient par la suite admettre avoir inventé cette piste de bric et de broc [1] [2].

Simultanément, ils avaient intoxiqué la mission d’information parlementaire sur le blanchiment d’argent, laquelle avait été contrainte, une fois la supercherie découverte, de passer au pilon son rapport fraîchement édité. Il apparaissait bientôt que, dans cette affaire, M. Brissard était rémunéré par un cabinet états-unien.

Toujours en 2002, sur l’aimable suggestion d’une ambassade étrangère, Guillaume Dasquié avait publié avec son confrère du Point Jean Guisnel un pamphlet pour tourner en dérision L’Effroyable imposture de Thierry Meyssan et défendre la version bushienne des attentats.

En 2006, Guillaume Dasquié avait été imposé par de puissants protecteurs comme expert auprès de la chaîne France 3 pour commenter le bombardement du Liban par Israël, au grand dam de la rédaction. Il y avait multiplié les intoxications appelant de ses vœux la victoire de l’État hébreu.

[1] « 9/11 : Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié reconnaissent avoir inventé la piste saoudienne », Réseau Voltaire, 2 novembre 2006.

[2] « Excuses publiques de Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié à Khalid et Abdulrahman bin Mahfouz »
16 décembre 2007
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