| Après la Loi tentant de contrôler le secteur
de la thérapie alternative et d'interdire à des centaines de thérapeutes d'exercer leur
métier sous peine de poursuites judiciaires, Une autre loi concernant chaque
citoyen utilisant internet a été adoptée en deuxième lecture par
l'Assemblée Nationale et doit être examinée en deuxième lecture par le Sénat le
mois prochain (http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/economie_numerique.asp )
Sous couvert de
lutte contre le piratage musical et cinématographique, cette loi porte atteinte
directement à la vie privée, elle prévoit la co-responsabilité :
1)- de
l'hébergeur de sites internet et de l'éditeur de sites
2)- de
"l'achemineur" de mails et de vous, émetteur de mail
Ainsi cette loi
conduira - par peurs (de sanctions, de pénalités, de pertes de conformités,..) -
l'hébergeur à filtrer à priori le contenu qu'il héberge, c'est à dire sans
décision de juge ni aucune autre décision. Aussi bien pour les sites que pour
vos email.
Cette loi conduira
l'hébergeur à effacer le contenu qu'il jugera "pas bon" ("pas
bon" dépendra d'élément très subjectifs évidemment).
C'est comme si
l'imprimeur ou le libraire était responsable du contenu du journal que vous achetez ou le
facteur co-responsable de vos écrits!
Si la loi passe au
Sénat, s'en est fini de la libre circulation des idées et des pensées, fini de la
vie privée.
Ce sera la porte
ouverte à:
- donner le
pouvoir aux sociétés privées
- légaliser le
viol de la vie privée, de la correspondance
Tous les
hébergeurs vont devoir arrêter des sites, modifier unilatéralement les
contrats, détenir le pouvoir d'effacer n'importe laquelle page d'un site,
n'importe lequel de vos email sans préavis, sans accord et à n'importe lequel
moment ou de suspendre l'hébergement sans préavis.
Certains
hébergeurs estiment cette loi absurde car les conduisant à:
- mettre en
place des robots pour détecter sur vos mails et les sites des mots (
pourquoi pas comme "mp3", "divx", etc,...) qui iront
effacer la page internet ou le mail immédiatement (toujours sans préavis ni
explication). D'autres mots pourront être ajoutés sur la liste ( pourquoi pas comme
liberté, critique, amour, développement personnel, médecines douces, alternatif,...)
. Évidemment certains hébergeurs - non sans ironie- réfléchissent sur
la solution où le mail ou le site utilise le chinois ou une autre
langue qu'on ne connaît pas forcement.
- mettre en
place des rapports systématiques -tenue à disposition de la justice- entre les
administrateurs des sociétés d'hébergement et les administrateurs de sites,
prouvant que l'hébergeur à fait son travail de filtrage et effacé
"ce qui pourrait déclencher une procédure en justice" .
Pour les dix
grands fournisseurs d'accès participant à une conférence de presse, "cette
mesure, qui restait jusqu'à présent le privilège d'Etats peu démocratiques comme la
Birmanie, la Chine ou l'Iran, est inefficace et entraînera des coûts exorbitants".
(http://fr.news.yahoo.com/040113/1/3l7js.html )
Les hébergeurs
pense que le moment est venu d'expliquer au Sénat le problème. Sinon
bienvenue dans le monde de parano où l'hébergeur est le juge et efface le contenu de vos
sites pour éviter les poursuites judiciaires et les procès.
Il reste
le Sénat et la protestation populaire pour éviter qu'une loi bâillonne
nos libertés fondamentales.
Votre liberté est
entre vos mains !
Loi sur l'économie numérique (LEN)
Pétition - Pour qu'Internet
ne devienne pas une zone de non droit
Une justice privée sur Internet : c'est ce que le
gouvernement propose au Parlement d'instaurer avec son projet de loi sur l'économie
numérique qui reprend en l'aggravant une tentative avortée en 2000.
L'article 2 du nouveau projet vise à modifier le chapitre VI de la loi sur la liberté
de communication qui comprendrait désormais 8 articles (43-7 à 43-14).
Les articles 43-8 et 43-9 reprennent en substance les dispositions de l'amendement Bloche
invalidées par le Conseil constitutionnel. Ils portent de la même façon atteinte à la
liberté d'expression, d'information et de communication, à la présomption d'innocence
et au droit à un procès équitable. Ils méconnaissent une fois de plus l'article 34 de
la Constitution.
L'article 43-12 est totalement superfétatoire. L'autorité judiciaire a exercé à
plusieurs reprises les pouvoirs qui lui sont inhérents sans problème d'application, lors
d'injonction de suppression d'un contenu hébergé en France. Dans le cas du filtrage
d'accès à des contenus hébergés à l'étranger, elle ne les a pas mis en oeuvre devant
les immenses problèmes juridiques et démocratiques que pouvait susciter leur
application.
L'article 3 du projet de loi, modifiant le code de la propriété intellectuelle, est
également superfétatoire. Il réaffirme ces mesures dans le cas spécifique d'un contenu
portant atteinte au droit d'auteur et aux droits voisins.
Par deux fois déjà, le gouvernement et le Parlement ont tenté de transférer les
prérogatives de l'autorité judiciaire pour juger de la légalité des contenus diffusés
publiquement sur Internet par les citoyens : à une commission administrative en
1996 (amendement Fillon au projet de loi sur la réglementation des
télécommunications) ; à des sociétés commerciales en 2000 (amendement Bloche au
projet de loi sur la liberté de communication). Dans les deux cas, le Conseil
constitutionnel a invalidé ces dispositions en rappelant gouvernement et Parlement à
leurs devoirs.
Les signataires considèrent qu'il n'est pas concevable, dans un pays démocratique, de
permettre les atteintes aux droits fondamentaux des citoyens, en préconisant de
dissimuler l'objet d'un délit supposé, plutot que d'en identifier les auteurs et de les
sanctionner s'il y a lieu.
Il n'est pas plus concevable qu'Internet échappe au droit commun. C'est pourtant ce
qu'instaureraient les dispositions citées des articles 2 et 3 du projet de loi sur
l'économie numérique.
En conséquence, les signataires demandent la suppression des articles 43-8, 43-9 et
43-12 introduits par l'article 2 du projet de loi, ainsi que son article 3 ;
ils affirment que l'actuel article 43-8 de la loi sur la liberté de communication est
pleinement à même de « concilier la liberté de communication d'une part, la protection
de la liberté d'autrui et la sauvegarde de l'ordre public d'autre part », obligation du
législateur constamment rappelée par le Conseil constitutionnel ;
ils notent enfin que les articles 43-10 et 43-11 introduits par l'article 2 du projet de
loi viennent pertinemment compléter l'ensemble du dispositif, rendant ainsi la
législation française parfaitement conforme aux dispositions de la Directive européenne
sur le commerce électronique relatives aux intermédiaires techniques d'hébergement et
d'accès.
Pour signer la pétition: http://www.iris.sgdg.org/actions/len/petition.html
Internet : une étude sévère sur la nouvelle mouture
"Hadopi"
Maître Eolas fait une étude sévère sur la nouvelle mouture HADOPI,en expliquant
qu'elle serai difficile à appliquer ! http://www.lesnumeriques.com/news_id-9328.html
Pirate ? (par Karim Bey Smail)
Savent-t-ils seulement ce quest un pirate ? Confondre à ce point tout les genres
en diabolisant le téléchargement et en faisant un parallèle malhonnête avec le
terrorisme islamiste montre que nous navons pas beaucoup évolué en terme de
gestion politique des actualités. Un pompeur de film ou de musique ne faisant aucune
tractation monétaire, il est indécent de laisser supposer quil participe à
lessor économique dAl-Qaïda. La contrefaçon qui est une action dans le
monde réel na rien à voir avec le téléchargement de données virtuelles qui
devrait être régi par une licence globale, mais le Far West du net dérange.
Plutôt que de courir après la pédophilie ou les cybercriminels qui pullulent, on
préfère se faire les dents sur celui qui télécharge
Un pirate, lui,
sintroduit dans les ordinateurs, pille les données, endommage le système
dexploitation, viole lintimité, attaque les particuliers ou les institutions,
le cyber islamiste, lui, est loin dêtre une parabole: il sévit en semant la haine
dans les forums et en y recrutant. Une personne qui profite de la toile pour ce
quelle offre - contre une mensualité assujettie à la TVA (à ce propos
létat du réseau nen justifie plus le montant !) - ne peut pas être
accablée dutiliser une bande passante qui grossit inutilement, sil
sagit de consulter ses mails ou de surfer simplement.
Notons aussi toute la panoplie des téléphones multimédias et des disques durs,
desécrans, qui nécessitent un ripage qui confine à lhypocrisie : Sony vend les
outils du « pirate »... Les consommateurs ne peuvent pas être taxés de délinquants
quand ils paient leurs abonnements et leurs taxes sur les supports de masse. Le vrai
problème cest linutilité à venir de lindustrie de « lart »
qui na pas su se réformer ni sadapter en initiant un festival du film sur la
toile, en ouvrant des appels à contributions sur des synopsis où ils feraient de juteux
bénéfices en élisant les acteurs via des appels surtaxés. A quand le film sans package
et àpetit prix ? A quand le super collector super cher ? Non, ça, vous savez déjà
faire
A quand la place de cinéma qui serait un cd divx ou donnant droit à un
téléchargement pour le souvenir ?
Linternet subit la même conquête sécuritaire que le monde réel ! Ils veulent
faire payer des actes de délinquance virtuelle
Pourquoi minauder ? Autant sortir
une loi qui obligerait chacun à aller deux fois par mois au cinéma et acheter deux cd
musicaux ! Jai tout ce quil me faut : ma collec de Brassens, De Brel,
dAznav, dEnrico et Renaud ; je les ai en cassette, en cd... vous avez fini de
me tondre à la Fnac ! Les chanteurs lessive ny survivront pas ? Et alors ? Les
chercheurs dor devront être des bêtes du podium, cela devrait relever le niveau.
Cest un média formidable pour lartiste pouvant y trouver ses fans et ses
producteurs. Cessez de voir du danger partout, le net cest aussi
laccessibilité à lart pour des personnes immobilisées ou isolées.
Certaines familles ont un accès internet social qui permet à des jeunes sans loisir de
voir du beau de temps à autre. Il est évident que si nous voulons du grand spectacle,
Internet devra fournir les moyens aux artistes pour sexprimer, et à léchelle
du globe les moyens peuvent être colossaux. Mieux vaudrait séduire ce nouveau monde et
ces habitants que de leur mettre des menottes, car sitôt la toile sécurisée, elle
perdra tout son intérêt. La toile devrait libérer le monde et non pas le monde enfermer
la toile. Il est particulièrement révoltant que mon fournisseur daccès devienne
mon flic ! |