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Journée internationale des Droits de l’enfant
La France et son Ministre de l'Intérieur accusés de maltraitance à enfants
Familles démantibulées, pères ou mères expulsés, parents menottés devant leurs enfants, enfants terrorisés jusqu’à préférer prendre le risque de passer par la fenêtre plutôt que d’avoir affaire à la police française, élèves arrêtés dans leurs écoles, nourrisson de trois semaine en garde à vue puis en rétention et pour finir abandonné avec ses parents, sur un trottoir, à 400 km de chez eux, enfants placés à l’ASE pendant que les parents sont en garde à vue, enfant sevré à la hache pendant que la mère est retenue au commissariat , enfants et parents cachés pour échapper à la police: voici ce que l'Etat français à mis en place sous la houlette de son Président (N.Sarkozy) et son ministre de la police (B.Hortefeux): le quotidien de l’angoisse pour des milliers d'enfants risquant d’être arrachés à ce qui fait leur vie, leur école, leurs copains et leurs parents.

Le 20 novembre, Journée internationale des Droits de l’enfant, est une occasion de faire le point sur la situation concrètes que vivent les enfants dans les différents pays du globe. Si les médias officiels privés et publics se ruent immédiatement vers les pays du tiers-monde ou ceux qui ne sont pas encore complètement intégrés à l'idéologie libérale, c'est pour mieux échapper à leur mission journalistique d'enquête et de reportage sur la réalité de leur propre pays. Ainsi de la France...

Le ministre de l'Intérieur français est rappelé à l'ordre par le Réseau Éducation sans Frontière dont les adhérents et militants se sont spécialisés dans la défense des droits des enfants bafoués par les autorités. Agissant au nom de Président Sarkosy qui avait instauré, du temps ou il régnait sur le ministère, les quotas d'expulsion à atteindre, Brice Hortefeux, son bras droit en matière de police intérieure, met les bouchées doubles dans la Chasse à l’enfant.

Le Ministre, ses collaborateurs, ses collègues ministres se voient rappeler que les enfants de sans papiers sont l’objet de maltraitance, aujourd’hui, en France, de la part de l’État français : familles démantibulées, pères ou mères expulsés, parents menottés devant leurs enfants (Reims), enfants terrorisés jusqu’à préférer prendre le risque de passer par la fenêtre plutôt que d’avoir affaire à la police française (Yvan à Amiens), élèves arrêtés dans leurs écoles (Montauban), nourrisson de trois semaine en garde à vue puis en rétention et pour finir abandonné avec ses parents, sur un trottoir, à 400 km de chez eux (Loiret, Rouen), enfants placés à l’ASE pendant que les parents sont en garde à vue (Lyon, Sens), enfant sevré à la hache pendant que la mère est retenue au commissariat (Sens), enfants et parents cachés pour échapper à la police (Angers entre autres) et tant d’autres qui vivent au quotidien dans l’angoisse d’être arrachés à ce qui fait leur vie, leur école, leurs copains, leurs parents.

Peur lancinante que papa ou maman ne rentre pas et soit expédié à des milliers de kilomètres. Voilà ce que sont, aujourd’hui, les Droits de l’enfant de sans papiers en France.

Deux exemples récents : celui de la famille Ali, expulsée par avion spécial à moins de deux heures de la fin de la durée légale de sa rétention. Celui de Mohamed Haddaoui, père de trois enfants, un bébé et deux enfants scolarisés à Asnières, arrêté alors qu’il rentrait du travail et promis à une expulsion prochaine vers le Maroc (Préfecture Nanterre fax : 01 47 25 21 21 Secrétaire général : philippe.chaix@hauts-de-seine.pref.gouv.fr )


A l'occasion de la Journée des Droits de l’Enfant, RESF appelle les citoyens attaché aux droits humains à rappeler au maximum de responsables qu’il ne suffit pas d’aller faire le beau sur les plateaux de télévision avec des tremolos dans la voix mais que les droits des enfants sont ceux de tous les enfants, y compris ceux qui n’ont pas la chance d’avoir des parents avec des papiers (par mail, par fax, par téléphone en fin de cet article).

Lyon : l'insupportable !

La préfecture du Rhône aura donc fait le choix de faire vivre 32 jours d’enfermement au centre de rétention à la famille ALI avant de mettre en œuvre leur expulsion !

Sarah 3 ans, Léa 18 mois et leurs parents Gloria et Vangjush Ali étaient sans doute une menace grave pour l'Et français .... au point d'affréter un avion spécifiquement pour eux et de déployer une escorte de 6 policiers pour les encadrer.

La préfecture du Rhône et le Ministre de la Rafle et du Drapeau semblent craindre tellement RESF qu'ils se sentent dans l’obligation de pratiquer une expulsion en urgence et dans la plus grande discrétion !

Alors que la rétention de la famille Ali terminait ce samedi 17 novembre à 14h (après 32 jours d’enfermement), la famille a été embarquée du centre de rétention de Lyon à 12h.... direction l’aéroport de Bron d’où ils ont été expulsés à 14h dans un avion vraisemblablement de la protection civile. Un petit avion et une escorte de 6 policiers pour eux seuls !

Bien évidemment la famille n’était au courant de rien. La famille n’a pas eu connaissance de laisser passer donné par l’Albanie.... On peut penser que la préfecture l’a obtenu et caché à la famille ou peut-être que la préfecture s’est dispensée de ce laisser-passer ...

Cette expulsion aurait dû se faire dans la plus grande discrétion .... C’était sans compter la présence de personnes du comité de soutien a proximité du centre de rétention.

Ce samedi, à 11h10, une personne du comité de soutien finissait sa visite à la famille. Alors que cette personne est dans le parloir, elle constate que de « nouveaux » policiers arrivent au centre de rétention ... Ceux qui pratiqueront l’expulsion quelques minutes plus tard ?

A 11h30, des policiers sont venus chercher la famille ALI dans leur cellule. A 11h50, la personne du comité de soutien qui attendait près du centre de rétention, a vu passer un fourgon suivi d’une voiture de police. Gloria Ali, jointe par téléphone quelques minutes plus tard a confirmé qu’ils étaient emmenés vers l’aéroport...

Ensuite le contact n’est plus possible. Nous ne pourrons rejoindre Gloria que quelques minutes avant le décollage de l’avion. Gloria nous informera à ce moment-là qu’ils sont dans un petit avion, sans passager ...

A 18h, un contact téléphonique a pu être établi avec Gloria Ali, ils étaient arrivés à Tirana en Albanie à 17h30. Ils ne savaient pas ce qu’ils allaient faire. Depuis, nous n’arrivons plus à les joindre...

Jusqu’à la dernière minute, la famille aura vécue dans la peur de l’expulsion. Jusqu’à la dernière minute aussi, les heures passant, l’espoir de la liberté commence à être présent. Jusqu’au bout la préfecture aura mis son point d’honneur à faire souffrir, à faire vivre l’insupportable à cette famille, jusqu’à l’espoir de la liberté !
L’acharnement de la préfecture sur cette famille est innommable, insupportable, intolérable ...

Nous demandions au minimum que la famille puisse avoir une autorisation de séjour jusqu’à l’examen de leur situation à la commission de Recours. La préfecture ne leur aura pas laissé cette possibilité.

Le coût d’une telle autorisation de séjour était dérisoire et incomparable au regard des moyens mis en œuvre aujourd’hui pour procéder à l’expulsion des ALI ? Le coût humain, lui est catastrophique.

Gloria et Vangjush Ali sont en danger en Albanie. Compte tenu d’éléments nouveaux mettant en avant les menaces (et les blessures) subies par la mère de Mr Ali, une nouvelle demande d’asile était faite du centre de Rétention. La famille n’a pas été convoquée devant l’Ofpra, ne permettant donc pas à Mr et Mme de s’expliquer, d’étayer leur demande faite en urgence du centre de rétention. La réponse négative de l’OFPRA n’a pas pour autant jugé irrecevable leur demande. La famille pouvait donc déposer un recours à la Commission de Recours des Réfugiés.

Nous rendrons responsable la préfecture du Rhône et le ministre de la Rafle et du Drapeau de ce qui pourrait arriver aujourd’hui ou dans quelques mois à la famille Ali.

La préfecture du Rhône excelle dans les expulsions en catimini et en avions spéciaux !
En décembre 2007 ce sont les Raba qui sont expulsés sur le Kosovo.

Le 24 août 2007, c’est Sherazade Djhanine et ses deux enfants de 3 ans ½ et 2 ans qui a droit à un « petit avion » qui les emmènera à Paris d’où ils seront expulsés sur l’Algérie; expulsion également mise en œuvre quelques heures avant la fin de la rétention légale.

Le 12 octobre, un avion de la protection civile embarque 25 roumains escortés de 50 policiers....

Le 15 octobre, c’est un couple et un bébé (la famille Celikovic ?) qui est à son tour expulsé de l’aéroport de Bron en avion de la protection civile
La politique du chiffre est terrible et n’a d’autre sens que celui de semer la terreur. Ne nous trompons pas, ce n’est pas une politique de l’immigration, mais une politique contre toute immigration.

Après leur expulsion, nous demandons d’ores et déjà le retour de cette famille !!
Mireille Peloux pour Resf Rhone 06 31 11 24 29

PRÉFECTURE DU RHÔNE :
mal + fax préfet : jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr , 04 78 60 49 38
mal + fax secrétaire général : christophe.bay@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 60 86
mal + fax directeur de cabinet : eric.barre@rhone.pref.gouv.fr , 04 78 60 15 46
mal + fax directrice de la réglementation : michele.denis@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 41
mal + fax sous-directeur de la réglementation : stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 52

En vrac quelques adresses de responsables qui seront ravis de célébrer comme il se doit la journée des droits de l’enfant, de tous les enfants.

Petits conseils pratiques pour être entendus : Quand on a le choix, le fax est préférable au mail, l’idéal étant les deux. Certains responsables ne veulent pas entendre ce que les gens ont à leur dire. Ils mettent des filtres sur leurs boîtes mail, par exemple en éliminant tous les messages portant le nom de telle ou telle famille, d'autres refusent les messages avec "droits de l'homme" ou "expulsion". Il suffit d’introduire une faute d’orthogrpahe sur le nom, de parler de "drooits de l'hommme" ou "d'espulsion". Ceux qui écrivent régulièrement peuvent se trouver en liste noire : envoyer son message d’une autre adresse. Éviter de mettre trop de destinataires, certaines boîtes ont des dispositifs anti-spam.

Ministère de la Chasse à l’enfant
Secrétariat fax 01 55 55 49 20 standard : 01 77 72 61 00
Conseiller du ministre, directeur cabinet et conseillers
patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
thierry.coudert@iminidco.gouv.fr
guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr
geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

+ Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne
*Tél. :* 04 73 31 85 85 *Fax :* 04 73 36 73 45
Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur son blog: g@larrive.com

ÉLYSÉE
+ Élysée http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Directeur de cabinet, porte-parole, conseiller immigration, communication
claude.gueant@elysee.fr
emmanuelle.mignon@elysee.fr
david.martinon@elysee.fr
maxime.tandonnet@elysee.fr
franck.louvrier@elysee.fr

MATIGNON TEL 01 42 75 80 00
+ Matignon http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Directeur cabinet, conseillers (avec un sort particulier à Klarsfeld, bredouillant chasseur d’enfants)
jean-paul.faugere@premier-ministre.gouv.fr
antoine.gosset-grainville@premier-ministre.gouv.fr
igor.mitrofanoff@premier-ministre.gouv.fr
arno.klarsfeld@premier-ministre.gouv.fr
myriam.levy@premier-ministre.gouv.fr

SECRÉTARIAT D’ÉTAT AUX DROITS DE L’HOMME Rama YADE,
Fax 01 43 17 40 95 Tel 01 43 17 53 53
Dircab et adjoints :
brigitte.collet@diplomatie.gouv.fr
olivier.serot-almeras@diplomatie.gouv.fr
patrice.champion@diplomatie.gouv.fr
pierre.thenard@diplomatie.gouv.fr

Christine Boutin Ministère du logement et de la ville tel :01 42 75 80 00
Directeur de cabinet et adjoints :
jean-paul.bolufer@ville.gouv.fr
thierry.berlizot@ville.gouv.fr
francois-xavier.schweitzer@ville.gouv.fr
yannick.prost@ville.gouv.fr

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Resf.info@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/resf.info

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« Pour les ados : plus de mal-être, moins de soins »
( dans les quotidiens Libération, Le Parisien, La Croix)


Libération indique que Dominique Versini, la défenseure des enfants, « remet aujourd’hui au président de la République, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant », un rapport sur les « adolescents en souffrance ».

Le journal explique que « pendant un an, son équipe a rencontré pédopsychiatres, enseignants et proviseurs, infirmières scolaires, magistrats de la jeunesse, services de l’aide sociale à l’enfance. […] Le résultat est un «plaidoyer pour une véritable prise en charge» qui pointe les manques et les besoins ».

Libération observe ainsi que « près de 15 % des 11-18 ans sont dans une situation de grande souffrance. Soit 900 000 ados. Chaque année, 40 000 essaient de se tuer ».
« Aux signes classiques de souffrance psychique (les addictions, les troubles du sommeil) se greffent l’absentéisme, la montée de la violence sur soi (scarification) ou sur les autres », poursuit le quotidien.

Le journal constate que « l’adolescent demeure pourtant «le grand oublié des politiques publiques» ».

Libération note que « Dominique Versini s’est penchée sur le dispositif psychiatrique et médico-social, complètement saturé. Il faut attendre de 3 mois à 1 an avant d’obtenir un rendez-vous dans un centre ».

Le quotidien précise en effet qu’« en 2005, 800 postes de psychiatres et 15 000 postes d’infirmiers étaient vacants. Or en 15 ans, la demande de soins a augmenté de 70 %. Dans le même temps, le nombre de lits d’hospitalisation à temps plein en pédopsychiatrie est passé de 5 380 à 1 860 ».

Le Parisien se penche également sur ce « constat préoccupant » de la défenseure des enfants.

Le journal retient ainsi que dans son rapport, Dominique Versini « fait des recommandations pour améliorer la prévention, la détection et la prise en charge des crises d'angoisse, comportements alarmants et tentatives de suicide (40 000 par an, 600 décès) des ados qui battent de l'aile en France ».

Le quotidien remarque notamment que « le nombre d'ados polydépendants a doublé en 10 ans, passant de 17 à 34 %. «Le tabac baisse un peu, mais le cannabis est totalement banalisé et l'alcool augmente», déplore la défenseure ».

Le Parisien note par ailleurs qu’« un ado qui va mal ne sait pas vraiment où s'adresser». (Rapport consultable sur le site de La Croix)

Les 1912 premiers signataires de la pétition en ligne   "MANIFESTE DES INNOMBRABLES" ont été invité à aller plus loin car les problèmes demeurent et la criminalisation de la solidarité se confirme de jour en jour : Hier les procès de Mme Durupt et de Florimond Guimard, aujourd\'hui celui de François Auguste, demain ceux de Nicolas Moiroux, suivis de celui de Kadidja...

Il est indipsensable donc qu'un geste fort, plus fort encore se fasse jour. C'est pourquoi RESF appelle à présent à vous engager au côté du Resf en signant ce manifeste sous la forme d'une lettre-engagement personnel de soutien qui va bien au-delà de la signature d?une simple pétition.

Télécharger le document à imprimer, à signer, et à retourner au RESF : http://www.educationsansfrontieres.org/manifeste

20 novembre 2007
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