| Presse |
| Pétition pour l'indépendance et la survie de
l'Agence France-Presse |
| L'Agence France-Presse, qui est non seulement la source de la
grande majorité des informations diffusées en France mais également l'une des trois
seules grandes agences de presse au niveau mondial, est aujourd'hui menacée dans son
indépendance et même son existence, sous sa forme actuelle, accusée de pas être assez
prompte à répercuter les communiqués de presse du parti au pouvoir. Objectif :
transformer l'AFP en société anonyme privée. Attac France lance une pétition http://www.sos-afp.org/?petition=4 |
L'AFP est dotée d'un statut unique, défini par une loi de 1957 destinée à
garantir son indépendance structurelle à l'égard des pouvoirs publics et de tout autre
"groupement idéologique, politique ou économique". Sa mission est "de
rechercher tant en France qu'à l'étranger les éléments d'une information complète et
objective".
Depuis près d'un an, les velléités de mettre fin au statut particulier de l'AFP, à
l'extérieur comme à l'intérieur de l'entreprise, sont de plus en plus nombreuses. En
témoignent les attaques sans précédent dont l'agence a récemment fait l'objet de la
part de certains hommes politiques proches du pouvoir en France. Tantôt on l'a traitée
d'"agence d'Etat" en souhaitant ouvertement sa privatisation, tantôt on lui a
reproché de ne pas être assez prompte à répercuter les communiqués de presse du parti
au pouvoir. Aujourd'hui, des projets bien avancés menacent le statut et l'indépendance
d'une entreprise qui est unique en son genre, à savoir ni publique, ni
privée. Il serait notamment question de transformer, voire d'abolir, le statut garanti
par le parlement afin de permettre la transformation en société anonyme et l'entrée
d'actionnaires.
De tels changements, intervenant à une époque de grands bouleversements dans le paysage
médiatique, sans parler de l'économie mondiale, risquent fort de se traduire par la
mainmise d'intérêts particuliers ou étatiques sur l'ensemble de l'information destinée
au citoyen.
Par conséquent : Nous soussignés, citoyens, salariés de l'Agence France-Presse et
organisations attachés au pluralisme et au droit à une information complète et
objective, affirmons notre soutien à l'indépendance structurelle de l'AFP. Depuis
plus de cinquante ans, son statut ne l'a pas empêchée de devenir l'une des trois grandes
agences de presse mondiales, présente sur les cinq continents et travaillant dans six
langues.
Nous refusons toute modification qui aurait pour effet soit de transformer l'AFP en
agence gouvernementale, soit de la livrer en totalité ou en partie à des entreprises
privées quelles qu'elles soient et sous quelque forme que ce soit.
Nous exigeons que lagence conserve sa particularité, sa capacité à remplir sa
mission dintérêt général et son indépendance structurelle. Par conséquent,
nous nous opposons à toute modification qui dénaturerait son statut, inscrit dans la loi
de 1957.
L'indépendance de la presse est un des biens les plus précieux de notre démocratie.
Attac France, Montreuil, le 10 décembre 2008
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"je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés
que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que
des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui
fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, dabord par
l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront,
sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis" // 'I believe
that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies. If the
American people ever allow private banks to control the issue of their currency, first by
inflation, then by deflation, the banks and corporations that will grow up around the
banks will deprive the people of all property until their children wake-up homeless on the
continent their fathers conquered.' Thomas Jefferson 1802
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Olivier Bertarnd / Photo (DR) :
Deux policiers neutralisent Jean-Philippe Ksiazek |
| Quand la police censure deux photographes de
l'AFP - L'intersyndicale et la société des journalistes (SDJ) de
l'Agence France presse ont publié mercredi des communiqués pour protester après que
deux de ses journalistes ont été empêchés de travailler, mardi, par des CRS et des
policiers. Les deux photographes suivaient une manifestation lycéenne de faible ampleur
dnas le centre de Lyon. "Dès le début, raconte Jean-Philippe Ksiazek, des gradés
nous ont dit qu'on ne pouvait pas faire de photo cette fois, que c'était interdit. J'ai
montré une carte de presse et une policière a pris toute mon identité, très
longuement, puis elle m'a dit de me tenir à l'écart car c'était interdit de
photographier, pour des questions de droit à l'image des policiers"... Puis la
cinquantaine de lycéens qui se trouvait sur la place a été chargée par les CRS.
"J'ai alors fait mon métier", poursuit le photographe. Un policier lui aurait
fait une clef de bras et il aurait été conduit à une voiture, tandis que son collègue,
Frédéric Dufour, autre photographe de l'AFP, était bloqué contre un mur, une matraque
sous le cou. "Ils m'ont demandé mon appareil, continue Jean-Philippe Ksiazek. J'ai
bien-sur refusé. Ils me l'ont arraché et ont effacé les photos et la disquette".
Pour l'intersyndicale (CFDT, CGC, FO, SAJ-Unsa, SNJ, CGT et Sud) de l'AFP, il s'agit
d'un "acte de censure intolérable dans une démocratie" et d'une "atteinte
grave à notre mission et au droit à l'information pour tous les citoyens". (...) Le
comportement des policiers, juge-t-elle, "n'est que le reflet d'une volonté, au plus
haut niveau, d'étouffer les mouvements sociaux et leur retransmission dans les
médias". L'intersyndicale appelle la direction de l'AFP à "déposer une
plainte contre ces agissements qui portent atteinte à la liberté de travailler".
Dans un communiqué séparé, la SDJ "s'inquiète de ces énièmes entraves à la
liberté de la presse, à un moment où s'accumulent les pressions de responsables
politiques de tous bords envers les journalistes".
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Le
journal Marianne lance un appel. Bientôt, le président de la République pourra
nommer et révoquer les présidents de France télévisions et de Radio France. Citoyens,
réagissez ! Rejoignez les premiers signataires de l'appel de Marianne pour
l'indépendance et le pluralisme des médias. |
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| 13 décembre 2008 |
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